VINCENT ROCA

Journal de certains jours du mois

 
Le trésor de Rackam le rouge
 
Journal de certains jours du mois, à l'envi et à l'envie, quand ça vient, quand ça va, ou quand ça va pas, à l'occase, au débotté, au jour le mois, question d'idées...

Mois précédents :

 Archives

 

12 novembre
En deuxième ligne quand même... et un peu agrippée à l'homme qui est devant...
(Galerie de tableaux en hommage aux femmes faisant partie de la garde républicaine)


11 novembre : deux tombes s'aimaient d'amour tendre...



10 novembre : tout ce potin pour Pétain, putain !

Je suis un descendant de la soeur de Henri Beyles dit Stendhal, et le Maréchal Pétain fut le témoin de mariage de ma mère en 1935. Je peux donc, selon mon envie, arborer l’un ou l’autre de ces deux fleurons à ma boutonnière. Ces feux fleurons, me dit-on, ne sortent pas du même pot : la soeur de Stendhal, comme l’expression l’indique, eut un frère qui fut un grand écrivain, l’autre, le Maréchal, fut un grand soldat puis un grand salaud. Notez que je ne fais pas beaucoup de différences entre le Pétain de la première guerre mondiale et celui de Vichy. Le premier a envoyé un million et demi de soldats français à l’abattoir, dont mon grand-père paternel, le second a fait déporter 25000 juifs. C’est l’horreur absolue dans les deux cas. Mais il est de bon ton de porter au nues le chef militaire et de clouer au pilori le patron de Vichy. Bref, la frangine à Bébeyle ou le vieux moustachu, je ne suis évidemment responsable ni de l’un ni de l’autre. J’ai dans le sang quelques gènes littéraires et sur mon paletot quelques brisures d’étoiles de maréchal. Suis-je pour autant un grand romancier ? Un grand militaire ? Un collabo ? Un traître ? Non, bien sûr. Or il se trouve que celui de ces deux fleurons qui donne une petite indication sur là d’où je viens, je n’y peux rien, c’est le bâton du maréchal : ma mère, pour pouvoir choisir Pétain comme témoin de mariage, en 1935, ne sortait pas de la cuisse du Front populaire, elle vivait dans un « certain milieu » comme on dit, son père fut chef-d’état-major de Pétain en 17, elle épouse un officier de Saint-Cyr, ils se marient en grande pompe en l’église Saint-Augustin à Paris, il y a là le ministre de la Guerre, le ministre de l’Air, une floppée de généraux, et le Maréchal. Alors, ça m’est arrivé peut-être trois ou quatre fois en soixante ans, quand je montre à des amis la photo de mes parents passant sous les épées des élèves de Saint-Cyr, la palanquée de fourrures et d’uniformes, de képi et de robes longues et le vieux maréchal soutenu par deux officiers descendant les marches de l’église, les yeux ronds de mes amis me font sourire… Je ne suis pas fier (ah non, pas ce mot !) je suis amusé : voilà, moi, saltimbanque gribouilleur, humouriste patenté, taiseux invétéré, voilà là d’où je viens… Exhiber l’acte de naissance de Pauline Beyle n’aurait pas le même effet…

Et pour en revenir à l’actualité, que monsieur Macron fasse un hommage à Pétain car il fait partie de tous les grands chefs militaires de la première guerre mondiale, cela ne me pose pas de problème. Ce qui me pose problème, c’est qu’il fasse un hommage à tous les grands chefs mlitaires de la première guerre mondiale. Point.

NB Le Ministre des affaires étrangères du IIIème Reich entre 38 et 45, Ribbentrop, fut représentant en Allemagne de la maison de Champagne Mumm... Si je m'en réfère au  menu ci-joint, en 1935 ils n'étaient pas encore au courant...


Magnifique texte de Daniel Mermet
Là-bas si j'y suis
14-18 Novembre 2018

Ni Pétain ni aucun !
Ni Pétai ni les autres. En honorant nos brutes galonées, Macron ne fait que rabâcher le vieux mensonge des maîtres et de leurs larbins : historiens, militaires et politiciens. Faire croire que, du poilu au maréchal, ils ont héroïquement donné leur sang pour nous autres et pour la France. Des Résistants en somme ?

Daniel-Mermet-Première guerre mondiale.pdf

La chanson de Craonne :
Chanson de Craonne.pdf


9 novembre : le réverbère devenu poubelle...
Île Saint-Louis - Paris




8 novembre : partir
Photo prise ce jour, rue des Pyrénées, Paris 20


- Il faut partir, vider les lieux, mettre les bouts
- On va où ?

- J’sais pas. Mais c’est pas le problème
- C’est quoi le problème ?
- S’en aller, calter, débarrasser le plancher
- Sans savoir où aller ?
- Oui, on met tout dans la voiture et on se tire
- Tu as vu tout ce qu’on a
- Ça rentrera. Je vais garer la viture devant
- Le frigo, aussi ?
- Tout. On ripe, on s’arrache, on met les voiles
- Les rideaux ?
- Tout je te dis. C’est pas compliqué. Sauf les larmes de parquet
- Quand tu as une idée dans la tête

- La voiture est pleine
- On met tout le reste sur la galerie
- Y’a pas de galerie
- Ça fait rien, on empile directement sur le toit
- Et le pneu là…
- On le mettra à la fin
- On attache comment ?
- Prend toutes les ficelles qui traînent
- Quand tu as une idée dans la tête
- C’est ça : foutre le camp, décarrer, se casser

- Qu’est-ce que je fais des clés ?
- Laisse-les sur la porte
- Le paillasson ?
- Met-le chez le voisin

- Je me mets où ?
- Ben tu vois bien qu’y’a plus de place !
- Quoi ?
- Salut !

28 octobre : le bout du bout du monde
Direction assistée...


27 octobre 

Pieuvre de bois


22 octobre

La Terre tourne de l'oeil et le jour s'évanouit


21 octobre

Les quatre haut-parleurs à Marylise

20 octobre

Ti sable

7 octobre : mélanisme...


2 octobre : Pédochilie...

L'info du jour :

En plein scandale de pédophilie au sein de l'église catholique chilienne, l'archevêché de Santiago a publié brièvement sur Internet un guide destiné aux prêtres leur conseillant d'« éviter » de pratiquer des « massages », d'« embrasser sur la bouche » les enfants ou de «  toucher leurs parties génitales ».

Ce document, intitulé « Orientations pour développer une bonne relation et une saine coexistence pastorale » et signé de l'archevêque de la capitale chilienne Ricardo Ezzati, a été publié sur le site officiel de l'archevêché, avant d'être retiré en fin de semaine dernière face au tollé



23 septembre


21 septembre : Dons empoisonnés ou obsolescence programmée ?

C’est l’histoire d’une femme de 53 ans morte d’un AVC.
A priori, l’histoire s’arrête là.
Oui mais non. Car la vie continue après la mort.
La femme a fait don de quatre de ses organes : reins, poumons, foie et coeur, tous en parfait état de marche bien sûr.
Quatre personnes reçoivent ces organes.
A priori, l’histoire pourrait s’arrêter là.
Oui mais non.
Car la mort continue après la vie.
Les quatre organes contenaient des micro-métastases (non détectables…)
Un cancer diffusé en direct…
Trois des receveurs sont morts dudit cancer.
Le quatrième, atteint également par le crabe, est momentanément sauvé après ablation de l’organe incriminé.

Moralité :
Quatre greffes d’un cancer, 100% de réussite !


17 septembre : Tsunennemi...

Marine Le Pen :
« Aucun village français même le plus reculé n’est à l’abri »

Cela a commencé par un léger clapotement. Quelques gouttes, deux trois immigrés, tout au plus.

Oui, à l'époque, on parlait d'immigrés : ils étaient déjà arrivés, cela ne posait pas problème. Ils avaient une place chez nous avant même de partir. Ils étaient les bienvenus. Bientôt on les appellerait "migrants" : en cours de migration. Pas immigrés, grâce à dieu. Surtout éviter qu'ils entrent...  Surtout qu'ils restent migrants... et qu'ils aillent migrer ailleurs.


Au début, il n'y avait pas vraiment de peur. Disons une légère appréhension face à l’inconnu. Bien sûr ces gouttes agaçaient : manifestement, il y avait une fuite quelque part. Mais ça tombait bien, on avait besoin d'un apport de main d'oeuvre.

Et puis, de gouttes en gouttes, il y eut comme un petit ruisseau. Et puis, à la longue, plusieurs ruisseaux qui prenaient leur source dans des pays différents. Là on commença à s’inquiéter vraiment. On essayait de colmater les brèches. On bouchait d’un côté, ça rentrait d’un autre.

Tout le monde n'était pas touché. Mais la peur s'installait. D'abord là où les ruisseaux se dévidaient. Puis petit à petit, partout. Même là où il n'y avait pas une goutte de migrant.

On parlait dorénavant de flot migratoire. Les petits ruisseaux avaient fait de grandes rivières, c’est comme si la mer elle-même, sur laquelle des coques de noix apportaient leurs lots de migrants s’engouffrait dans les terres… On avait peur. Peur pour notre quant-à-soi, peur pour notre culture, peur pour notre tranquillité…

De flot on parla de courant.
De courant on parla de vague.
Et Marine se mit à surfer sur la vague.
De vague on parla de déferlante.

Et voilà qu’on nous prédit aujourd'hui un tsunami.
Un tsunennemi…

De la 
peur à la terreur, il n'y a qu'une petite brasse coulée. Oui, l’immigration est le terreau du communautarisme. Aurement dit, en langage de Marine, du terrorisme. Les gouttes du début avaient fait déborder le vase de haine rangé dans les cabinets. Et Marine déclara :
« Aucun village français même le plus reculé n’est à l’abri »


14 septembre : et ce jour encore Cyril ânonna...

"Vous êtes cons comme la lune"

Ô je vois là-haut la lune qui fait le gros dos... elle vient une fois de plus de se faire insulter. Et par qui ? Je vous le demande ! Par la plus vulgaire de nos institutions médiatiques, ce triste sire de Cyril Hanouna, qui du bas de son émission "Touche pas à mon poste" (mais si, on peut y toucher ! Pour l'éteindre...) se croit nanti d'une mission d'utilité publique : caresser l'Audimat dans le sens du poil et du sphincter pour le plus grand profit de son employeur, au choix et dans l'ordre de préséance : Canal +, Vivendi, Bolloré...
Que le groupe Bolloré ait besoin d'une paillasse comme Cyril Hanouna pour étendard, voilà qui fait peur...


La terre et la lune ne font que tourner en rond, rien de bien extraordinaire ! Mais comme la terre tourne plus vite, les terriens, pas gênés, disent : con comme la lune ! 


Voir quelques aphorismes sur notre satellite naturel

Pelote de lune.pdf

La nuit étoilée, Van Gogh 1889


10 septembre : Cyril Âne ouna

"Je m'en ballec total en fait''

C'est la rentrée à la télé, il nous fallait une phrase digne de ce nom, avec du style, et ce gros balourd de Cyril Âne ouna n'en manque pas !

Il nous gratifie d'une apocope doublée d'une fantaisie orthographique, qui donne un "je m'en ballec" de toute beauté, de l'utilisation très "djeun's" de l'adjectif total à la place de totalement, une autre apocope en quelque sorte, et pour finir, de ce "en fait" magistral qui nous rassure et qui nous dit : vous n'avez rien compris, vous êtes tombé dans le piège, voilà ce que je voulais dire, EN FAIT !

Voilà pourquoi dans Cyril Hanouna, on peut lire Cyrano...


12 juin 


22 avril : le trou du souffleur de Langevin

Tourbillon or not tourbillon ?


1er avril : # Balance ton porc